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29.04.2007

Historique !

medium_SRFB.jpgOui... historique et passionnant ! Enfin un débat politique de haute tenue en France. 

Quelques minutes avant, nous avions encore la sempiternelle querelle gauche/droite qui opposait Valérie Pécresse et Christophe Caresche. Navrant ! C'est exactement ce que nous ne voulons plus voir à la télévision. Des enfantillages insupportables !

Puis vient ce dialogue entre la candidate encore en lisse et le candidat éliminé. Eliminé, certes, mais qui rassemble plus de 7 millions de Français. Ségolène Royal a souhaité un dialogue avec une force politique qui compte, elle a eu raison. C'était du jamais vu, tant mieux ! Elle veut faire de la politique autrement et elle le montre.

Hélas, c'est vrai, l'attitude des finalistes vis-à-vis de Bayrou n'a pas été correcte avant le premier tour. Malheureusement, notre système électoral y est pour beaucoup. Il faudra le changer en profondeur, remmettre en cause cette élection du président de la République au suffrage universel. Qui osera aller jusque là ? Certainement pas Sarkozy.

Vive la République !

24.04.2007

Je vote Ségolène Royal

Pourquoi je voterai pour Ségolène Royal le 6 mai ?

medium_SR.2.jpgParce que c'est une femme de gauche et que je crois, sinon j'espère, que ça peut changer la politique de manière radicale. "La politique ne se fera plus jamais comme avant", a-t-elle dit à Dijon. Vous me direz qu'ils le disent tous. Certes... mais "ils" n'est pas "elle". La présidence d'une femme autorise tous les espoirs puisque c'est du jamais vu.

Parce qu'enfin, nous aurons une chance de changer de régime. Ce qui ne sera pas trop tôt ! L'introduction d'une dose de proportionnelle au scrutin législatif permettra une bien meilleure représentativité de l'Assemblée nationale. Un candidat qui fait 18 % (Bayrou pour ne pas le nommer) aux présidentielles aura les moyens de servir ses électeurs et électrices. C'est une bonne nouvelle !

Parce qu'elle saura s'entourer de personnalités capables de transformer la France dans le bon sens.

Parce que le néobonapartisme de Sarkozy est une fausse route !  

20.04.2007

David Abiker

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David Abiker

"Je trouve abominable le nivellement par le bas de la télévision et cette exigence permanente d'inviter les membres d'un panel pour que les dirigeants politiques règlent leurs problèmes personnels. Cette sanctification du peuple m'ennuie profondément. Dans cette démocratie médiatique geignarde, le journaliste qui doit enquêter, expliquer et comparer les programmes des candidats n'a aucune place."

Cette critique est juste si l'on considère que les Français ne se posent de questions politiques qu'à travers le prisme de leur propre expérience. Par ailleurs, l'attente du messi politique ou le "vous-n'y-comprenez rien, rien-ne-vous-préoccupe-plus-que-votre-carrière" sont un peu navrants. Certains Français, certaines Françaises, sortent un peu du lot.

Maintenant, il faut savoir si l'on veut plus de démocratie participative ou pas et sous quelle forme. Si oui, alors l'entreprise éducative qui doit former des citoyen(ne)s responsables et ouverts sur le monde est loin d'être terminée. Si non, le problème ne se pose pas et le populisme ambiant est une dérive marchande et regrettable de la politique. Quand bien même ! La forme médiatique de cette démocratie participative n'est sans doute pas la meilleure. Mais allez donc chercher des citoyen(ne)s désireux de faire bouger les choses, de s'engager pour leur pays... ça ne court plus les rues. Fini de le temps de la ferveur politique, de la fierté du devoir civique accompli, des promesses tenues, de la parole qui engage... Le Français moyen ne vaut pas mieux que le politique qu'il conspue. Le respect non plus n'existe plus. La faute à qui ? Aux soixante-huitards ! Aux soixante-huitards qui ne se sont pas révoltés contre la société de consommation mais contre le manque de liberté. Ils avaient raison. Le problème est qu'ils ont oublié leurs responsalibilités à l'égard de leurs enfants. Et oui, la liberté sans la responsabilité, sans le sens du devoir, c'est la gabegie, le laisser-faire, la déloyauté, le délitement... Et qui va réparer tout ça ? 

Liberté mon amour, je te dis oui ! Mais ne viens jamais sans celle qu'on appelle responsabilité ! La démocratie est une affaire de couple. Bien des marchands l'ont oublié.     

 

17.04.2007

Les Martyrs du golfe d'Aden

Il fallait voir ce reportage de Daniel Grandclément diffusé ce vendredi dans l'émisison Thalassa. Du grand, du très grand journalisme ! Au péril de sa vie hélas...

La première fois à la télévision que les victimes, les bourreaux et le temoin étaient réunis au moment des faits rapportés.  

Fuyant guerre ou misère, des milliers de réfugiés venant d'Ethiopie ou de Somalie tentent par tous les moyens de gagner les côtes du Yemen.

Daniel Grandclément a suivi la route des migrants somaliens et éthiopiens jusqu'à Bosaso. Là, il a découvert le désespoir qui habite ceux qui n'ont d'autre choix que de partir, quelle que soit la destination, quels que soient les dangers. Traquer l'ailleurs, même si c'est la mort que l'on trouve. Traverser le golfe d'Aden pour rejoindre le Yémen. Franchir un Rubicon aux eaux sombres et gloutonnes dans lesquelles tant se sont perdus. Daniel Grandclément a cheminé avec eux et a filmé ce que personne n'avait filmé : la traversée. Il en a ramené un reportage terrifiant.

Il raconte le pourquoi de ce reportage :

"Cela fait longtemps que je m'intéresse à l'esclavage. Je consulte les organisations qui luttent contre le phénomène, notamment l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) qui a un poste à Addis-Abeba. Un jour, le nom de Bosaso est apparu. On en parlait comme d'un port sans droit, sans loi, situé à la pointe de la Somalie et d'où partaient des milliers de clandestins vers le Yémen. J'ai décidé de me rendre sur place. Ce que j'ai découvert dépassait l'entendement. C'est une ville de transit, fantomatique, habitée en majorité par des clandestins vivant dans des conditions infernales, la plupart du temps dans des bidonvilles. Ils sont tous en situation d'attente : s'ils trouvent l'argent nécessaire, ils tentent leur chance et traversent le golfe d'Aden. Sinon, ils acceptent l'aide au retour proposée par les ONG. Ce sont surtout des Somaliens, fuyant la guerre qui sévit dans le pays. Il y a aussi énormément d'Ethiopiens qui subissent les foudres des locaux et sont considérés comme des parias. Je suis resté trois semaines, en juin dernier, à observer et surtout à espérer un contact avec les passeurs. Les rumeurs circulaient sur les conditions de passage, des histoires effrayantes. Un membre d'ONG avançait le chiffre de 1 700 morts par an, je ne pouvais pas y croire. Et puis un jour, j'ai pu rencontrer les passeurs.

J'ai fait la connaissance d'une Tunisienne qui m'a beaucoup aidé. Elle a fini par me faire rentrer en contact avec des passeurs. Les premières fois, je me suis fait rouler. J'ai donné de l'argent, mais personne n'est venu me chercher. Finalement, la mer étant trop agitée durant l'été, mon amie m'a dit de revenir en octobre. A mon retour, les choses se sont accélérées, et j'ai commencé à réaliser dans quoi je m'embarquais et, pour être honnête, je n'ai toujours pas compris pourquoi ils m'ont pris avec eux. J'ai donné beaucoup d'argent, c'est vrai. Mais ils pouvaient me rouler une fois de plus. Je représentais un vrai danger, parce que ma mort ne serait sans doute pas passée aussi inaperçue que celle des clandestins. Au bout d'une longue attente dans des cavernes sur le rivage, j'ai pu embarquer. Même si j'avais entendu parler des conditions de voyage, rien n'aurait pu me préparer à ça.

C'est absolument abominable. Cent cinquante personnes dans un bateau à peine plus grand qu'une barque, entassées les unes contre les autres, dans la cale et sur le pont. Les passagers urinent dans un récipient, vomissent tout le long. Ils ne peuvent presque pas bouger. Et surtout, la violence. Une violence aveugle de la part des passeurs, inutile, barbare. A coups de ceintures et de bâtons. Pourquoi ? Je n'ai toujours pas compris. Ils étaient armés et forts. Ils n'avaient pas besoin de maltraiter ainsi leurs passagers. Les passeurs ont à peine 20 ans. Ces sont des gamins. Des Somaliens et des Yéménites. Des brutes intraitables, en sursis, car s'ils sont attrapés, ils sont exécutés. La vie n'a pas de poids pour eux. Une de plus, une de moins, quelle importance ? Ils tuent sans haine. Sans calcul. Sans état d'âme. Sans y penser. J'ai vraiment réalisé sur ce bateau à quel point la vie est fragile. Ce calvaire a duré trois jours. Un cauchemar. Pendant la dernière nuit, un homme a hurlé. Je ne l'ai pas vu, mais il paraît qu'il s'est jeté à l'eau. J'ai cru que ça ne finirait jamais. J'ai même pensé en faire de même tant le dégoût était fort. J'assistais à une scène de torture d'une violence inouïe ! Chairs qui éclatent, sang, vomi, sueur, larmes... Et puis, en pleine nuit, sans prévenir, ils nous ont précipités à la mer, gardant les bagages.

Heureusement que nous étions près du rivage, car la plupart des Somaliens ne savent pas nager. C'est d'ailleurs souvent à cet instant du voyage qu'il y a le plus de morts. Les passeurs craignent les gardes-côtes. Ils ne s'approchent pas de la plage. Dans l'eau, je me suis écarté du groupe, car les passeurs m'avaient annoncé qu'une fois sur terre les passagers tenteraient sans doute de me tuer et de me voler. Mensonges. Mais j'ai préféré ne pas prendre de risques. Sur la plage, je n'arrivais pas à tenir debout. Je m'effondrais tous les 10 mètres, hagard, hébété, épuisé, le moral en berne. A cet instant, je pensais le reportage foutu. Et puis j'ai eu cette chance incroyable : une équipe de télévision anglaise postée sur la plage a filmé l'arrivée de mon bateau ! Ca m'a permis de boucler la boucle. J'ai été recueilli par la police yéménite qui m'a déplacé de prison en prison pendant quelques jours avant de me relâcher. J'ai rencontré quelques clandestins au Yémen. Les Somaliens peuvent obtenir le statut de réfugiés, mais les Ethiopiens tentent souvent de pousser jusqu'en Arabie Saoudite et à Dubaï. Mais pour moi, l?aventure était terminée.

C'est dans l'avion du retour que j'ai réalisé ce que je venais de vivre. Mais je ne regrette pas. Personne n'avait jamais filmé ces traversées. Le document va être diffusé devant l'ONU à Genève. Je pense que ça peut être utile. Il faut absolument en parler. C'est un véritable massacre qui a lieu ! Une horreur absurde et sordide. Des milliers de gens meurent sans bruit dans l'indifférence totale. Des gens sans existence, que personne n'attend. Il faut que tout ça soit dit. On n'empêchera jamais les gens de se déplacer. Je comprends cette envie irrépressible de partir, quelle que soit la destination. Ils n'ont tout simplement pas la possibilité de vivre dans leurs pays ! La situation de la Somalie et de l'Ethiopie est tellement difficile. Ils ont fui les tribunaux islamiques, maintenant ce sont les membres de ces tribunaux qui fuient ! Quand on quitte massivement un endroit, malgré les dangers encourus, c'est que rien ne justifie de rester. Risquer la mort n'a pas d'importance. Le mythe du départ est très puissant. Dubaï et ses richesses les font rêver. S'ils parviennent au Yémen, ils ont des chances de revenir riches avec l'aide au retour ! On n'empêchera pas les gens de partir. Il faut au contraire que ces départs soient organisés et réglementés. Il faut punir les assassins. Rétablir la justice. Pendant qu'on s'interroge sur les causes, les gens meurent. "

Source : leblogtvnews.com

 

12.04.2007

Gaston Doumergue

medium_gd.jpgGaston Doumergue, 13ième président de la République, de 1924 à 1931 :

"Voyez-vous, les formules sont opportunes, mais périssables. Les étiquettes défigurent toujours les réalités."

C'est toujours vrai aujourd'hui, mais qui a retenu la leçon ?

 

09.04.2007

DUO DE CHOC

DUO DE CHOC POUR MEETING TOURNUGEOIS : CHEVENEMENT-MONTEBOURG

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medium_JPC.jpgDeux trublions pour un soutien sans faille à Ségolène Royal, voilà qui avait de la gueule ce vendredi 30 mars au Madeleine Palace de Tournus. Tournus ? C'est où ça ? C'est sur la circonscription de Montebourg, entre Chalon-sur-Saône et Mâcon. Une petite ville superbe en bord de Saône. 

De la différence entre la gauche et la droite : "Sarkozy a employé le mot "racaille". Du temps où j'étais ministre de l'Intérieur, j'ai employé le terme "Sauvageons", me répondrez-vous. Or, c'est là toute la différence entre la gauche et la droite", explique JP Chevènement.medium_Chevènement.jpg

En effet, quand on jette un oeil dans le dictionnaire, on fait tout de suite la différence. Sauvageon :"Enfant farouche, sauvage ou jeune arbre poussé sans avoir été cultivé" ; Racaille : "populace méprisable, rebut de la société". Je ne sais ce que vous en pensez, mais pour ce qui concerne une jeunesse perdue, en manque de repères, d'autorité et de tout ce qu'on voudra, je préfère parler de sauvageons. D'autant que la violence n'est jamais qu'une récolte.

A bon entendeur salut.

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05.04.2007

VGE

medium_VGE.jpgValéry Giscard-D'Estaing à Sylvie Pierre-Brossolette en décembre 1980 :

"Seuls les quatre derniers jours sont décisifs. Cela ne sert à rien de mobiliser les gens d'ici là. Le jour du scrutin, je crois au sérieux du vote individuel. Autant le Français est peu sérieux collectivement, autant il le devient quand il est seul face à son bulletin. Tout flotte pendant des semaines, puis soudain, tout se coagule dans un sens ou dans l'autre, selon la conscience individuelle."

mmmmmmhhh, et si VGE disait vrai...

Non, soyons sérieux. Pourquoi a-t-il perdu en 81 ? La réponse se trouve peut-être dans sa manière d'envisager le Français. Saviez-vous que lors des dernières élections régionales, après le débat télévisé l'opposant à Pierre-Joël Bonté, l'ex-président de la République a refusé de lui serrer la main. Aaaaahh le mépris pour la France d'en bas.  

04.04.2007

Hulot est-il vraiment écolo ?

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"Relisez le petit livre vert publié par la Fondation Nicolas Hulot. Au chapitre "Logement : j'aère régulièrement" (p.19), ce conseil : "la ventilation mécanique contrôlée (VMC) est l'équipement idéal pour ventiler un logement..." Pas un mot sur la convection naturelle qui permet pourtant la ventilation sans dépense d'énergie. Il est vrai que la Fondation Nicolas Hulot est parrainée par... EDF ! Il faut bien contnter ses sponsors alors... quoi de mieux qu'un petit moteur électrique tournant 24h/24 dans les 30 millions de foyers français pour alimenter le fond de commerce du nucléaire ?..." Source : S!lence n°345

En même temps, notre Nicolas national déclare dans L'Express : "A titre personnel, je prends le train, je refuse les sacs plastiques dans les magasins, j'imprime recto-verso, je fais du compost, je récupère les eaux de pluie et j'emmène mes enfants à l'école en vélo. Mais dans ma vie professionnelle, je reste mauvais car je suis obligé d'utiliser l'avion et l'hélicoptère. Je finance la forestation à Madagascar pur l'équivalent de ce que je dépense en pétrole."

C'est dur d'avoir des convictions, des valeurs, des combats et de vivre en fonction de tout cela à la fois. Au moins, Nicolas fait son auto-critique et il s'engage. C'est loin d'être le cas de tout le monde.   

 

02.04.2007

Gare au goriiiiiiiiille !

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NS brodé sur sa chemise blanche !? Sarkozy pris en flagrant déli de culte de la personnalité ???....

Si ça n'en refroidit pas quelques uns !... 

C'est dans L'Express de cette semaine. Attention, il y a des détails qui ne trompent pas.

A moins que cela ne signifie nouvelle star. 

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