23.08.2007
Réponse à Denis Demonpion 2
Certain(e)s d'entre vous m'ont reproché d'être trop élogieux dans ma réponse à Denis Demonpion. C'est vrai, il a tremblé bien plus que je ne le laisse croire suite à son enquête sur les paradis fiscaux. Pour le reste, je maintiens ce que j'ai écris. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas critique à son encontre. Au contraire, je suis parfaitement lucide concernant sa capacité à "tuer". Pour tout dire, je me souviens du deuxième entretien que j'ai eu avec lui pour écrire sa bio. Il fut exécrable. Le genre de type qui vous démonte en une ou deux phrase si vous n'êtes pas au top le jour où il est fatigué ou contrarié. De toute évidence, ce jour là, je l'emmerdais. Il m'a fallu plusieurs jours pour m'en remettre. Montebourg a un tempérament de feu : un jour exquis, l'autre assassin. Pour autant, politiquement, il s'y tient. Il a surpris et déçu en soutenant Ségolène Royal mais l'avenir a montré qu'il ne s'était pas trompé. Et il le montre encore aujourd'hui par sa démarche d'ouverture. Je dis cela d'autant plus facilement que j'ai subi quelques mépris de sa part, quelques indélicatesses (me faire poirotter chez lui pendant trois quart d'heure alors que nous avions rdv, me snober un soir de débat participatif, pas sympa !). Si je devais le comparer à un mousquetaire, je choisirai Porthos. Oui, ça lui arrive de se comporter comme un sale con ! Et même de pratiquer la langue de bois - un certain soir - face à Yves Calvi sur une question à propos de DSK. Ou encore d'être mauvais, le même soir je crois, face à Rachida Dati sur l'immigration. Malgré cela, je respecte sa droiture politique.
Il faut savoir "tuer", paraît-il, pour réussir en politique. Montebourg peut être cinglant et humiliant. Quant à sa capacité à tuer, j'ai des doutes. Il fut tué plus facilement qu'il ne tua au congrès du Mans.
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