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30.08.2007

CHANGER LE PS

Soyez le suivant ! signez la pétition en envoyant un mail ici rodolphe.bretin@laposte.net

Réinventons le PS dès la fin de l’année !

Pour un congrès à la fin de l’automne

L’unité au prix des idées : cette stratégie a vécu et échoué. Il est urgent de passer à autre chose. Pourquoi attendre les municipales pour tenir congrès ? N’a-t-on pas compris que le Parti crève d’attendre, crève d’une unité réalisée coûte que coûte pour tenter de gagner l’élection présidentielle ?!

La sanction du 21 avril fut d’une force et d’une violence suffisamment terrible pour provoquer des changements radicaux dans notre parti, dans notre manière d’aborder les échéances, dans notre façon de faire de la politique. Cinq ans après, faute d’une profonde remise en question soigneusement évitée pour cause de religion unitaire, nous avons perdu l’essentiel.

Et l’on voudrait attendre le scrutin municipal pour organiser le congrès de la renaissance !? Ne serions-nous pas mieux armés pour cette bataille avec un parti dont l’image serait redorée par le départ du premier secrétaire et par une modernisation, une refondation – appelons cela comme on voudra – des idéaux socialistes ? Nous avons touché le fond et on nous demande d’attendre 2008 pour remonter à la surface ?! Le souffle va nous manquer. Nous avons le temps de perdre beaucoup d’adhérent(e)s et d’énergies militantes. Avons-nous si peur de l’image que pourrait donner le parti si d’aventure il réfléchissait sur lui-même avant un scrutin local ? Franchement, qu’avons-nous à perdre ? Si peu. Mais tant à gagner.

Combien, au lendemain du 21 avril 2002, s’attendaient à ce que la gauche engage son aggiornamento ? Il y eu Dijon avec la lueur d’espoir que nous avons toutes et tous en mémoire. Puis il y eu Le Mans et son cortège de renoncements, de désillusions et d’amertumes... comme d’habitude ! Hélas, elles ont la vie dure. Ne craignons pas de les changer dès l’automne. Entrons en 2007 dans l’ère du courage politique sans réserve.

Cessons de voir les choses en terme de guerres intra-partisanes. Cessons le petit jeu des motions qui ne fait qu’envenimer la guerre des chefs et les suspicions claniques. Prenons le meilleur de chacun, travaillons à rendre les idées meilleures plutôt qu’à démonter ou à railler les argumentaires. Oeuvrons dans le sens d’une complémentarité plutôt que dans le sens de la compétition. Incarnons ce que nous proclamons être meilleur pour notre société.

Attendre est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre.

Militant(e)s/adhérent(e)s signataires : Charles Prunot (Mâcon), Hélène Friat (Lugny), Michel Marin (Lugny), Patrice Baci (Lugny), Alain Berniquet (Lugny), Lucienne Robert (Mâcon), Claude Grillet (Cluny), Michel Garnier (Mâcon), Simon Michel (Mâcon), Nicolas Rousseau (Mâcon), Roger Guillon (Lugny), Marie-Christine Bottin (Mâcon rural), Cédric Von-Llof (Lugny), Marie-Claire Brun (Mâcon), Jean-Pierre Petit (Lugny), Sophie Charrière (Cluny), Dominique Petit (Laizé), Pierre et Dominique Foras (Mâcon), Jocelyne Delamare (Mâcon), Christian Baudrion (Mâcon), Marie-Françoise Muller (Louhans), Jean-Michel Labonne (Mâcon), Josette Beda (Chaufailles), Stéphane Mantoux (Mâcon), Marcel Fouilloux (Mâcon), Pierre Terrier (Mâcon), Pierre et Linda Dumortier (St Marcel), Rodolphe et Laëtitia Bretin (Mâcon)

 

16.08.2007

Frangy, le rendez-vous du contre-gouvernement

ça se passera le 26 août. Pour ce cru 2007 de la fête de la rose, Arnaud Montebourg a choisi d'inviter les députés membres du contre-gouvernement : Aurélie Filipetti, Gaétan Gorce, Philippe Martin, Sandrine Mazetier et Manuel Valls. Il aurait bien remis cela avec Ségolène mais la tradition impose de ne pas inviter la même personne deux années consécutives. 

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 Aura-t-on droit à la déferlante médiatique de l'an dernier ? Suspense...

Le mousquetaire nous surprendra sans doute.

29.06.2007

Réveillons-nous !

 

Pour un congrès du Parti Socialiste à l’automne !

 

L’unité au prix des idées : cette stratégie a vécu et échoué. Il est urgent de passer à autre chose. Pourquoi attendre les municipales pour tenir congrès ? N’a-t-on pas compris que le Parti crève d’attendre, crève d’une unité réalisée coûte que coûte pour tenter de gagner l’élection présidentielle (je pense au congrès du Mans bien sûr) ?!


La sanction du 21 avril fut d’une force et d’une violence suffisamment terrible, à mon sens, pour provoquer des changements radicaux dans notre parti, dans notre manière d’aborder les échéances, dans notre façon de faire de la politique. Cinq ans après, faute d’une profonde remise en question soigneusement évitée pour cause de religion unitaire, nous avons perdu l’essentiel.


Et l’on voudrait attendre le scrutin municipal pour organiser le congrès de la renaissance !? Ne serions-nous pas mieux armés pour cette bataille avec un parti dont l’image serait redorée par le départ du premier secrétaire et par une modernisation, une refondation – appelons cela comme on voudra – des idéaux socialistes ? Nous avons touché le fond et on nous demande d’attendre 2008 pour remonter à la surface ?! Le souffle va nous manquer. Nous avons le temps de perdre beaucoup d’adhérents et d’énergies militantes. Avons-nous si peur de l’image que pourrait donner le parti si d’aventure il réfléchissait sur lui-même avant un scrutin local ? Franchement, qu’avons-nous à perdre ? Si peu. Mais tant à gagner.

Combien, au lendemain du 21 avril 2002, s’attendaient à ce que la gauche engage son aggiornamento ? Il y eu Dijon avec la lueur d’espoir que nous avons toutes et tous en mémoire. Puis il y eu Le Mans et son cortège de renoncements, de désillusions et d’amertumes. Comme d’habitude, allais-je écrire. C’est fait. Oui, les habitudes ont la vie dure. Ne craignons pas de les changer dès l’automne. Entrons, dès 2007, dans l’ère du courage politique sans réserve.

Cessons de voir les choses en terme de guerres intra-partisanes. Cessons le petit jeu des motions qui ne fait qu’envenimer la guerre des chefs et les suspicions claniques. Prenons le meilleur de chacun, travaillons à rendre les idées meilleures plutôt qu’à démonter ou à railler les argumentaires. Oeuvrons dans le sens d’une complémentarité plutôt que dans le sens de la compétition. Incarnons ce que nous proclamons être meilleur pour notre société.


Attendre est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre.

Partez chehcer des soutiens auprès des élus socialistes, copier-coller cet appel, faîtes le signer  et diffuser le massivement. Que François Hollande l'entende !

20.06.2007

Applaudir Fadela Amara ?

medium_FA.jpgPerso, je ne m'en priverai pas. Sus aux esprits chagrins. Une femme courage (et de gauche) dans l'équipe Fillon, tant mieux !

Au fait, Hollande a-t'il pensé à retirer sa carte à Mr Jean-Marie Bockel pour haute trahison ? Je ne n'ai pas encore entendu la nouvelle. ça devrait tomber bientôt.

Quant à cette chère Ségolène, piégée par l'AFP dit-on. Sauf que son interview de samedi n'était peut-être pas une bonne idée pour passer inaperçue le dimanche. Certes, le pseudo-scoop AFP donna une fois de plus une image assez navrante des médias, mais bon, Ségolène a quand même déconné.

Bref, après De Gaulle et les communistes, Giscard D'Estaing et Françoise Giroud, Sarkozy et Kouchner, Amara, Hirsh et Bockel, gageons que la politique redevienne celle que nous aimons tous : l'amour de la chose publique, la foi dans un avenir meilleur. Nous jugerons dans quelques mois.       

 

15.06.2007

Il faut sauver le mousquetaire de la Bresse !

ALERTE A LA MOBILISATION GENERALE !

QUE RESTERA-T-IL DE VRAIMENT BIEN AU PS SI MONTEBOURG EST BATTU ? PAS GRAND CHOSE... ET UN CONGRES EN 2008, APRES LES MUNICIPALES. ILS NE PENSENT VRAIMENT QU'A CELA LA HAUT, AUX ECHEANCES. C'EST UNE HONTE ! LES ERREURS DU PASSE NE LEUR ONT PAS SERVI DE LEçON. COMMENT FAUT-IL LUI DIRE, A MR HOLLANDE, QU'IL FAUT QU'IL PARTE LE PLUS TÔT POSSIBLE ?!!! 

JE LANCE UN APPEL POUR UN CONGRES DU PARTI SOCIALISTE DES L'AUTOMNE 2007. A VOS PLUMES, A VOS CLAVIERS SOCIALISTES, GENS DE GAUCHE DE TOUTE LA FRANCE, EPRIS DE JUSTICE ET D'EQUILIBRE. QUE NOTRE VOLONTE SOIT ENTENDUE PAR LE PREMIER SECRETAIRE !  

Il faut bien se rendre à l'évidence, la politique est un monde cruel, ingrat. Il ne suffit pas de bosser comme un acharné pour gagner, ni même de défendre des convictions contre vents et marées. Il y a deux camps dans la France rurale : la gauche et la droite. Selon que les circonstances sont favorables à camp ou à un autre, c'est ce camp là qui l'emporte, quelqu'ait été la politique menée, quelque soit le travail accompli. 

10 ans de députation ; en face, un jeune UMP motivé, par ailleurs enfant du pays ; une conjoncture politique plus que favorable à la droite, il n'en fallait pas moins pour mettre le mousquetaire en ballotage défavorable. La candidature de Szpiner en 2002 frôlait la plaisanterie, celle Danjean est tout-à-fait sérieuse. 

Il est pourtant la seule voix réellement rénovatrice de la gauche aujourd'hui (avec Manuel Valls peut être). Peillon le lâcha au dernier congrès du PS ; Dray n'est plus crédible (il quitta le NPS trop vite)... non, vraiment, je ne vois que lui. 

Alors Bressans, Bressanes ! de gauche et d'ailleurs ! Aller voter dimanche pour sauver notre mousquetaire.

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10.06.2007

Un homme courageux au PS

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Si vous n'avez pas lu ce Rebond paru dans Libé le 6, vous avez manqué quelque chose. Le courage à gauche n'est pas si fréquent, alors saluons-le ! Après Montebourg s'en prenant au président Chirac, voilà que Pierre Larrouturou s'en prend au Premier ministre Fillon. Je rappelle que ce monsieur est le père de l'idée de la semaine de 4 jours, présentée, par lui-même, comme la solution radicale contre le chômage. A diffuser massivement ! 

 

"Nous portons plainte contre le Premier ministre pour détournement de suffrages."
  • Les mensonges de Fillon
Par Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale, et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d’Anticor.

"La France peut supporter la vérité. Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité.

Voilà pourquoi nous sommes particulièrement choqués des mensonges accumulés par M. Fillon depuis quelques semaines. Ces mensonges concernent tant le bilan de l’UMP, au pouvoir depuis cinq ans, que le projet que François Fillon propose aux Français.

M. Fillon se présente toujours comme l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des retraites. Est-ce bien vrai? L’objectif principal de la réforme Fillon était d’allonger la durée de cotisation des salariés. Quatre ans après le vote de la loi, une étude de la Caisse nationale d’assurance vieillesse montre que jamais on n’est parti aussi tôt en retraite! Alors que les salariés partaient en moyenne à 62,1 ans en 2001, l’âge moyen de départ s’est abaissé à moins de 61 ans en 2006. Une évolution diamétralement opposée à l’objectif de la réforme. Par peur des réformes annoncées pour 2008, un très grand nombre de salariés partent en retraite dès qu’ils ont 60 ans, quitte à subir une décote s’ils n’ont pas cotisé suffisamment longtemps.

Les caisses de retraite, qui étaient à l’équilibre en 2002 et devaient le rester jusqu’en 2008, ont déjà accumulé un déficit supérieur à 7 milliards d’euros! Certains parlent d’échec; d’autres, de fiasco. Mais François Fillon se présente toujours comme l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des-retraites…

De deux choses l’une: soit François Fillon se désintéresse complètement de l’avenir des retraites, soit il connaît le bilan fait par la Cnav et il ment comme un arracheur de dents. François Fillon ment aussi quand il affirme que les chiffres du chômage sont «les meilleurs depuis 1983» ( les Echos du 30avril). Qui peut y croire? Quand le gouvernement fait le bilan des créations d’emplois, il fait feu de tout bois: CDD, temps partiel, CES, CEC, CNE, intérimet emplois aidés sont tous pris en compte pour enjoliver les résultats.

Par contre, quand François Fillon et Jean-Louis Borloo parlent du chômage, ils ne s’intéressent qu’aux chômeurs cherchant un CDI à plein-temps. Tous ceux qui cherchent (ou acceptent) un temps partiel, une mission d’intérim ou un CDD sont oubliés. Et le Premier ministre oublie aussi les 413 000 chômeurs de plus de 55 ans, dispensés d’ANPE! En réalité, il reste 3 700 000 chômeurs et 1 250 000 RMistes (+ 200 000 en trois ans). Depuis cinq ans que l’UMP est au pouvoir, malgré l’impact de la «réforme» des retraites (500 000 actifs qui quittent «prématurément» le marché du travail), le total «chômeurs + RMistes» n’a pas du tout diminué. Affirmer que «les chiffres du chômage sont les meilleurs depuis1983» , alors qu’Eurostat vient de demander publiquement à laFrance de réviser en hausse les chiffres du chômage, c’est faire preuve d’une dose de cynisme assez colossale.

Hélas, les chiffres du chômage ne sont pas les seuls à donner une image tronquée de la réalité. Jean-Louis Borloo explique à qui veut l’entendre que grâce à lui quelque 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans! Il oublie de dire que les personnes embauchées dans ces emplois travaillent en moyenne 15 heures par semaine (les Echos du 29 décembre 2006). De même, le bilan 2006 du secteur de l’intérim nous apprend que l’intérim emploie quelque 2 millions de personnes qui travaillent «à mi temps, en moyenne, sur l’année». Nicolas Sarkozy critique encore et toujours la réduction du temps de travail et promet «le plein-emploi à plein temps», mais l’essentiel des emplois créés ces dernières années sont, en moyenne, à 15 ou 18 heures par semaine… Aux Etats-Unis, le modèle de «plein-emploi» de Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail, sans compter les chômeurs, est tombée à 33,7 heures (source: Department of Labor). Au Japon, «un tiers des salariés a un emploi à temps partiel ou un emploi temporaire. Le mois dernier, les entreprises ont proposé deux fois plus d’emplois à temps partiel que de temps plein» (AFP). En réalité, vu les gains de productivité absolument colossaux réalisés depuis trente ans dans toutes nos économies, le débat n’est pas pour ou contre la RTT, mais plutôt quelle RTT, quel partage du travail, quel partage des revenus ? Partage précarité, ou partage égalité ? La France peut supporter la vérité, affirmait François Fillon en octobre dernier. Alors pourquoi mentir sur la réforme des retraites?

Pourquoi mentir sur les chiffres du chômage? Pourquoi mentir en promettant «le plein-emploi à temps plein pour dans cinq ans» alors que toutes les mesures en préparation ne pourront qu’aggraver la précarité? Les dégâts du libéralisme sont tels qu’il ne peut prospérer qu’en avançant masqué. Si l’on fait la lumière sur le vrai bilan de l’UMP et sur la réalité de son projet (une analyse plus complète et des propositions alternatives sur UrgenceSociale.fr), il est très peu probable que les Français voudront lui confier tous les pouvoirs.

Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers?

L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans. Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs…

Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité."

26.05.2007

Les raisons d'une défaite

Quand la gauche ouvrira les yeux, elle fera sienne cette philosophie et cette conception du pouvoir dont PAUL ALLIES rappelait les enjeux il y a quelques jours :

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LA GAUCHE ET LE TRIOMPHE DU BONAPARTISME

"Cette élection présidentielle pourrait bien être le triomphe absolu du
bonapartisme, cette culture politique dont la France ne parvient
décidément pas à se défaire. Nicolas Sarkozy en est l´artisan et
l´incarnation à lui seul. Il résume jusqu´à la caricature la
modernisation de cette « société du 10 décembre » qui fit le succès, en
1848 de Napoléon-le-petit : « Les grands mots et les grandes poses ne
servaient qu´à masquer les canailleries les plus mesquines de roués, de
ruinés, d´aventuriers, de filous, d´écrivassiers » disait Marx. Déjà à
l´époque, elle ajoutait de la violence symbolique et privée au monopole
étatique de la force. Et le désir d´ordre et d´autorité conduisait
irrésistiblement vers le culte du chef ceux-là même qui allaient subir
les effets d´un discours violemment inégalitaire.

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Mais la postérité du bonapartisme va bien au-delà des personnes. Elle
s´est forgée dans et par les institutions ; pas tant dans l´élection du
chef de l´Etat au suffrage universel direct que dans la concentration
exceptionnelle de tous les pouvoirs en ses mains. De ce point de vue,
l´histoire de la V° République restera celle d´une accumulation
progressive de puissance d´une seule autorité au prix de la
dévitalisation des moindres contre-pouvoirs. Même celui que les
journalistes avaient construit est en train de produire par connivence
ou servitude volontaire une nouvelle oligarchie. Se refonde ainsi
toujours plus l´espace du pouvoir où le centre reste la cité interdite
à la société civile tandis que sa périphérie est abandonnée à ses
ennemis.

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La gauche va-t-elle s´installer dans ce système, en se contentant par
exemple de gérer les collectivités locales ? Elle a grandement
contribué à la légitimation de ce présidentialisme depuis que François
Mitterrand su la convaincre d´en utiliser les ressources à la fois pour
accéder au pouvoir et pour l´exercer sous des formes diverses pendant
dix-neuf ans en le conservant intact. Au terme de ses deux septennats,
c´est lui qui pourtant avertissait que « ces institutions étaient
dangereuses avant moi et le resteraient après moi ». Pourtant la gauche
n´en tira aucune conséquence : c´est elle qui mit en oeuvre en 2000 le
« quinquennat sec » renforçant l´ascendant du Président sur la majorité
parlementaire ; c´est elle qui inversa en 2001 le calendrier électoral
afin de restaurer tous les effets de l´élection présidentielle sur
l´élection législative. Elle a cru et laissé croire que la prise et
l´exercice du pouvoir dépendent d´abord de l´habileté et de la qualité
des dirigeants, toujours nécessairement plus forts que la logique des
institutions. Elle s´est même vantée à l´époque de « restaurer l´esprit
de la V° République » c´est-à-dire ni plus ni moins celui qui a
fonctionné si bien contre elle aujourd´hui. Dans les facteurs nombreux
et variés qui ont joué contre Ségolène Royal il en est un qui a
constamment été exploité, c´est celui de l´inadéquation de son genre,
de son (in)expérience mais aussi du style de présidence annoncée avec
la nature de la présidence réelle. Il lui reviendra le mérite d´avoir
pour la première fois dans ce genre d´élection, ouvert la perspective
d´une nouvelle République où la Présidente ne pourrait pas tout. Elle
en a même exploré les contours avec François Bayrou entre les deux
tours. Or faut-il rappeler que le Parti socialiste jusqu´à son dernier
congrès en décembre 2005 en avait catégoriquement exclu la moindre
hypothèse ?

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La leçon de ce scrutin est donc claire. La gauche ne réussira pas son
aggiornamento si elle continue à faire l´impasse sur la refondation
démocratique de la République, si elle ne rompt pas nettement avec la
logique bonapartiste du régime en place. Elle n´aura pas de crédibilité
parmi les électeurs du « nouveau centre » et au-delà si elle n´ouvre
pas le chantier d´une réorganisation en profondeur du pouvoir. Cette
tâche devient historique tant la France est aujourd´hui le système le
plus exotique, le plus anachronique et archaïque de toute l´Union
Européenne. Abandonner la V° République n´est donc pas qu´une opération
d´ingénierie juridique. C´est retrouver le fil d´une parole et d´une
histoire politique tombée en déshérence. C´est dire combien le
bonapartisme est incompatible avec le meilleur de notre tradition
démocratique. C´est tourner la page d´un régime marqué du sceau de
l´empire colonial et de l´indifférence à la construction d´une Europe
politique. C´est annoncer le mariage du parlementarisme majoritaire
avec l´initiative citoyenne et la démocratie participative en accord
avec la décentralisation générale de la société. Abandonner la V°
République c´est rendre justice à Pierre Mendès France qui disait :
« Je mets au défi quelque homme politique que ce soit d´entreprendre
demain une authentique démocratisation de l´enseignement, de modifier
la répartition du revenu national au profit des classes défavorisées,
d´assurer le contrôle par la puissance publique des positions
dominantes de l´économie, d´assurer le respect des libertés
fondamentales et des droits de l´Homme, (...) si les problèmes
institutionnels n´ont pas d´abord reçu une solution correcte, si l´on
n´a pas fait le choix des leviers qu´il conviendra d´employer
 
». Ces
propos d´il y a quarante ans doivent être, pour ces prochaines années,
le viatique de la gauche sur le chemin de sa modernisation."
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Paul Alliès, membre fondateur de la C6R, professeur de science
politique à l´Université de Montpellier. Dernier ouvrage : Le grand
renoncement. La gauche et les institutions de la V° République.
 

Au boulot ! 

20.05.2007

Terminé ! les parachutes dorés

Que ressentez-vous quand vous apprenez que votre adversaire, celui à qui vous mettriez volontier une claque derrière les oreilles pour vous soulager,  vient de faire ce que précisément vous aviez prévu de faire ? De la colère bien sûr, de l'agacement, de l'énervement, de l'ahurissement, du dégoût... de la haine quoi !
Et pourtant... Heureuse nouvelle que cette décision présidentielle d'en finir avec les golden parachutes. Encore une décision qui aurait dû être l'apanage de la gauche. Triste sort que celui d'un camp qui se fait doubler par ses adversaires. Et oui, le président de la République est le président de tous les Français(es). ça fera mal au derrière à pas mal de monde mais c'est ainsi. Sous De Gaulle, nous aurons eu la sécu et la retraite ; sous Giscard, le droit de vote dès 18 ans et le droit à l'avortement ; sous Chirac, le droit opposable au logement ; sous Sarko, nous avons la fin des parachutes dorés.
Mais attention à l'arbre qui cache la forêt ! L'effet d'annonce et le coup d'éclat ne doivent tromper personne. Rester viligeant, voilà ce qu'indique le questionnement de Montebourg dans Libération
 
«Bon sens». Montebourg touche cependant un point sensible : on ne sait pas quelle forme de rémunération sera concernée. L'indemnité de départ proprement dite ? Ou doit-on y ajouter les clauses de non-concurrence et les sommes provisionnées pour la retraite des patrons ? Les 38,5 millions d'euros touchés en 2005 par Daniel Bernard, l'ex-PDG de Carrefour, et qui avaient fait scandale, additionnaient ces trois avantages. Autre inconnue, tous les patrons seront-ils concernés, ou seulement les PDG de sociétés cotées ? Et le texte s'adressera-t-il aussi aux directeurs généraux et aux cadres dirigeants des grands groupes ? A EADS, par exemple, c'est le montant que pourrait toucher Jean-Paul Gut, le directeur général délégué, sur le départ, qui fait actuellement scandale. Le chiffre de 12 millions d'euros a circulé, tout en étant démenti par la direction. Enfin, le texte sera-t-il rétroactif ? La plupart des PDG en exercice bénéficient déjà dans leur contrat de clauses prévoyant deux à trois ans de salaire en cas de départ.
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15.05.2007

Montebourg VS Danjean

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Deux Arnaud ! qui l'eu cru ?!

La 6ième circonscription de Saône-et-Loire va voir deux Arnaud en duel pour cette campagne législative.

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Belle gueule, bon oeil, ce Monsieur Danjean. 35 ans, diplomé de Sciences Po, ancien collaborateur de Michel Barnier et de Douste Blazy - tiens ! un point commun avec Mme Montebourg. Voilà qui devrait donner du fil à retordre à notre "Montebourg national".

Après avoir terrassé René Beaumont en 97, balayé maître Szpiner en 2002, le mousquetaire de la Bresse sera confronté cette année à un jeune du terroir, déterminé, et dont le père, m'a-t-on dit, fut socialiste (info non vérifiée).

A suivre de près !

Et pour celles et ceux que ça intéresse, je rapelle le titre de mon livre : Arnaud Montebourg, le mousquetaire de la Bresse, paru aux éditions de Bourgogne. Sommaire disponible sur www.montebourglemousquetaire.tk (site en chantier).

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12.05.2007

Une sage décision

Une sage décision que celle de Mme Royal de ne pas remettre son mandat législatif en jeu. Preuve, s'il en fallait, qu'elle est une femme de conviction.

Son ex-porte-parole, Arnaud Montebourg, commente cette décision : "Ou vous êtes député, ou vous êtes dans la gestion communale : c'est aussi un beau mandat, mais c'est un autre métier ! On a besoin de députés à plein temps qui contrôlent le gouvernement et les administrations, qui évaluent l'impact de la loi, mesurent leurs décisions, contrôlent l'exécution des lois, mesurent leur application sur le terrain, contrôlent la diplomatie, la défense et les finances publiques ! Car nous avons besoin dans le pays de contrôler l'usage des fonds publics de manière à faire adhérer les Français à la nécessité de l'impôt. Aujourd'hui, tout le monde pense qu'on gaspille l'argent public - ce qui est parfois vrai - mais encore faudrait-il que nous ayons des instruments démocratiques pour y remédier, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Je suis moi-même député à plein temps en mandat unique, et j'y mets un point d'honneur."

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Homme politique ou mouvie star ?
 
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