11.05.2007
Liquidé 68 ?
Birenbaum écrivait hier : "Notre Président tient donc à rappeler à mesdames et messieurs les journalistes que, dès sa prise de pouvoir, Il attachera une grande importance au fait que ses propos ne soient plus tronqués, déformés ou mal interprétés. Dans ce but, notre Président confiera une mission de réflexion sur la déontologie des médias à messieurs François de la Brosse et Étienne Mougeotte."
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07.05.2007
Il a gagné
Il voulait la place, il l'a. Bravo ! Que dire d'autres ?! Ségolène Royal n'a pas fait une très bonne campagne même si, sur le fond, elle était certainement meilleure que lui.
Qu'est-ce qui nous attend maintenant ? Certains s'attendent au pire, d'autres rêvent de la France au boulot. Quelques signes ont été donnés sur la capacité de cet homme a marcher sur des chemins douteux et dangeureux : génétique et pédophilie, arrestation d'un sans-papiers devant son petit-fils pour reconduite à la frontière. Il ne prendra pas de gans. Reconduire à la frontière un sans-papiers certes, mais l'arrêter devant son petit-fils, NON ! Un gamin, ça se protège bordel ! Alors attention.
En même temps, certains voyaient en De Gaule un dictateur. Il ne le fut pas. On lui doit la dérive monarchique de la République, c'est vrai, mais les Français et les Françaises aiment tellement ça, un homme providentiel, un sauveur, un chef charismatique qu'on peut suivre aveuglément, un type qui parle comme eux.
Voilà. Rien d'autre à dire. Attendons, vigilant(e)s.
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29.04.2007
Historique !
Oui... historique et passionnant ! Enfin un débat politique de haute tenue en France.
Quelques minutes avant, nous avions encore la sempiternelle querelle gauche/droite qui opposait Valérie Pécresse et Christophe Caresche. Navrant ! C'est exactement ce que nous ne voulons plus voir à la télévision. Des enfantillages insupportables !
Puis vient ce dialogue entre la candidate encore en lisse et le candidat éliminé. Eliminé, certes, mais qui rassemble plus de 7 millions de Français. Ségolène Royal a souhaité un dialogue avec une force politique qui compte, elle a eu raison. C'était du jamais vu, tant mieux ! Elle veut faire de la politique autrement et elle le montre.
Hélas, c'est vrai, l'attitude des finalistes vis-à-vis de Bayrou n'a pas été correcte avant le premier tour. Malheureusement, notre système électoral y est pour beaucoup. Il faudra le changer en profondeur, remmettre en cause cette élection du président de la République au suffrage universel. Qui osera aller jusque là ? Certainement pas Sarkozy.
Vive la République !
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17.04.2007
Les Martyrs du golfe d'Aden
Il fallait voir ce reportage de Daniel Grandclément diffusé ce vendredi dans l'émisison Thalassa. Du grand, du très grand journalisme ! Au péril de sa vie hélas...
La première fois à la télévision que les victimes, les bourreaux et le temoin étaient réunis au moment des faits rapportés.
Fuyant guerre ou misère, des milliers de réfugiés venant d'Ethiopie ou de Somalie tentent par tous les moyens de gagner les côtes du Yemen.
Daniel Grandclément a suivi la route des migrants somaliens et éthiopiens jusqu'à Bosaso. Là, il a découvert le désespoir qui habite ceux qui n'ont d'autre choix que de partir, quelle que soit la destination, quels que soient les dangers. Traquer l'ailleurs, même si c'est la mort que l'on trouve. Traverser le golfe d'Aden pour rejoindre le Yémen. Franchir un Rubicon aux eaux sombres et gloutonnes dans lesquelles tant se sont perdus. Daniel Grandclément a cheminé avec eux et a filmé ce que personne n'avait filmé : la traversée. Il en a ramené un reportage terrifiant.
Il raconte le pourquoi de ce reportage :
"Cela fait longtemps que je m'intéresse à l'esclavage. Je consulte les organisations qui luttent contre le phénomène, notamment l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) qui a un poste à Addis-Abeba. Un jour, le nom de Bosaso est apparu. On en parlait comme d'un port sans droit, sans loi, situé à la pointe de la Somalie et d'où partaient des milliers de clandestins vers le Yémen. J'ai décidé de me rendre sur place. Ce que j'ai découvert dépassait l'entendement. C'est une ville de transit, fantomatique, habitée en majorité par des clandestins vivant dans des conditions infernales, la plupart du temps dans des bidonvilles. Ils sont tous en situation d'attente : s'ils trouvent l'argent nécessaire, ils tentent leur chance et traversent le golfe d'Aden. Sinon, ils acceptent l'aide au retour proposée par les ONG. Ce sont surtout des Somaliens, fuyant la guerre qui sévit dans le pays. Il y a aussi énormément d'Ethiopiens qui subissent les foudres des locaux et sont considérés comme des parias. Je suis resté trois semaines, en juin dernier, à observer et surtout à espérer un contact avec les passeurs. Les rumeurs circulaient sur les conditions de passage, des histoires effrayantes. Un membre d'ONG avançait le chiffre de 1 700 morts par an, je ne pouvais pas y croire. Et puis un jour, j'ai pu rencontrer les passeurs.
J'ai fait la connaissance d'une Tunisienne qui m'a beaucoup aidé. Elle a fini par me faire rentrer en contact avec des passeurs. Les premières fois, je me suis fait rouler. J'ai donné de l'argent, mais personne n'est venu me chercher. Finalement, la mer étant trop agitée durant l'été, mon amie m'a dit de revenir en octobre. A mon retour, les choses se sont accélérées, et j'ai commencé à réaliser dans quoi je m'embarquais et, pour être honnête, je n'ai toujours pas compris pourquoi ils m'ont pris avec eux. J'ai donné beaucoup d'argent, c'est vrai. Mais ils pouvaient me rouler une fois de plus. Je représentais un vrai danger, parce que ma mort ne serait sans doute pas passée aussi inaperçue que celle des clandestins. Au bout d'une longue attente dans des cavernes sur le rivage, j'ai pu embarquer. Même si j'avais entendu parler des conditions de voyage, rien n'aurait pu me préparer à ça.
C'est absolument abominable. Cent cinquante personnes dans un bateau à peine plus grand qu'une barque, entassées les unes contre les autres, dans la cale et sur le pont. Les passagers urinent dans un récipient, vomissent tout le long. Ils ne peuvent presque pas bouger. Et surtout, la violence. Une violence aveugle de la part des passeurs, inutile, barbare. A coups de ceintures et de bâtons. Pourquoi ? Je n'ai toujours pas compris. Ils étaient armés et forts. Ils n'avaient pas besoin de maltraiter ainsi leurs passagers. Les passeurs ont à peine 20 ans. Ces sont des gamins. Des Somaliens et des Yéménites. Des brutes intraitables, en sursis, car s'ils sont attrapés, ils sont exécutés. La vie n'a pas de poids pour eux. Une de plus, une de moins, quelle importance ? Ils tuent sans haine. Sans calcul. Sans état d'âme. Sans y penser. J'ai vraiment réalisé sur ce bateau à quel point la vie est fragile. Ce calvaire a duré trois jours. Un cauchemar. Pendant la dernière nuit, un homme a hurlé. Je ne l'ai pas vu, mais il paraît qu'il s'est jeté à l'eau. J'ai cru que ça ne finirait jamais. J'ai même pensé en faire de même tant le dégoût était fort. J'assistais à une scène de torture d'une violence inouïe ! Chairs qui éclatent, sang, vomi, sueur, larmes... Et puis, en pleine nuit, sans prévenir, ils nous ont précipités à la mer, gardant les bagages.
Heureusement que nous étions près du rivage, car la plupart des Somaliens ne savent pas nager. C'est d'ailleurs souvent à cet instant du voyage qu'il y a le plus de morts. Les passeurs craignent les gardes-côtes. Ils ne s'approchent pas de la plage. Dans l'eau, je me suis écarté du groupe, car les passeurs m'avaient annoncé qu'une fois sur terre les passagers tenteraient sans doute de me tuer et de me voler. Mensonges. Mais j'ai préféré ne pas prendre de risques. Sur la plage, je n'arrivais pas à tenir debout. Je m'effondrais tous les 10 mètres, hagard, hébété, épuisé, le moral en berne. A cet instant, je pensais le reportage foutu. Et puis j'ai eu cette chance incroyable : une équipe de télévision anglaise postée sur la plage a filmé l'arrivée de mon bateau ! Ca m'a permis de boucler la boucle. J'ai été recueilli par la police yéménite qui m'a déplacé de prison en prison pendant quelques jours avant de me relâcher. J'ai rencontré quelques clandestins au Yémen. Les Somaliens peuvent obtenir le statut de réfugiés, mais les Ethiopiens tentent souvent de pousser jusqu'en Arabie Saoudite et à Dubaï. Mais pour moi, l?aventure était terminée.
C'est dans l'avion du retour que j'ai réalisé ce que je venais de vivre. Mais je ne regrette pas. Personne n'avait jamais filmé ces traversées. Le document va être diffusé devant l'ONU à Genève. Je pense que ça peut être utile. Il faut absolument en parler. C'est un véritable massacre qui a lieu ! Une horreur absurde et sordide. Des milliers de gens meurent sans bruit dans l'indifférence totale. Des gens sans existence, que personne n'attend. Il faut que tout ça soit dit. On n'empêchera jamais les gens de se déplacer. Je comprends cette envie irrépressible de partir, quelle que soit la destination. Ils n'ont tout simplement pas la possibilité de vivre dans leurs pays ! La situation de la Somalie et de l'Ethiopie est tellement difficile. Ils ont fui les tribunaux islamiques, maintenant ce sont les membres de ces tribunaux qui fuient ! Quand on quitte massivement un endroit, malgré les dangers encourus, c'est que rien ne justifie de rester. Risquer la mort n'a pas d'importance. Le mythe du départ est très puissant. Dubaï et ses richesses les font rêver. S'ils parviennent au Yémen, ils ont des chances de revenir riches avec l'aide au retour ! On n'empêchera pas les gens de partir. Il faut au contraire que ces départs soient organisés et réglementés. Il faut punir les assassins. Rétablir la justice. Pendant qu'on s'interroge sur les causes, les gens meurent. "
Source : leblogtvnews.com
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04.04.2007
Hulot est-il vraiment écolo ?
"Relisez le petit livre vert publié par la Fondation Nicolas Hulot. Au chapitre "Logement : j'aère régulièrement" (p.19), ce conseil : "la ventilation mécanique contrôlée (VMC) est l'équipement idéal pour ventiler un logement..." Pas un mot sur la convection naturelle qui permet pourtant la ventilation sans dépense d'énergie. Il est vrai que la Fondation Nicolas Hulot est parrainée par... EDF ! Il faut bien contnter ses sponsors alors... quoi de mieux qu'un petit moteur électrique tournant 24h/24 dans les 30 millions de foyers français pour alimenter le fond de commerce du nucléaire ?..." Source : S!lence n°345
En même temps, notre Nicolas national déclare dans L'Express : "A titre personnel, je prends le train, je refuse les sacs plastiques dans les magasins, j'imprime recto-verso, je fais du compost, je récupère les eaux de pluie et j'emmène mes enfants à l'école en vélo. Mais dans ma vie professionnelle, je reste mauvais car je suis obligé d'utiliser l'avion et l'hélicoptère. Je finance la forestation à Madagascar pur l'équivalent de ce que je dépense en pétrole."
C'est dur d'avoir des convictions, des valeurs, des combats et de vivre en fonction de tout cela à la fois. Au moins, Nicolas fait son auto-critique et il s'engage. C'est loin d'être le cas de tout le monde.
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02.04.2007
Gare au goriiiiiiiiille !
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26.03.2007
Chez FOG
Cessons un peu de taper sur les hommes et les femmes politiques en campagne. Ce dimanche, chez FOG, ils étaient unanimes pour exprimer leur désolation suite à la question de FOG : "Que pensez-vous de la 6ième République ?"
Delon : "C'est bien joli mais il faut expliquer pourquoi." Et de finir en disant qu'il reste attaché à la constitution du Général. Soit.
Naouri : "Je ne vois pas ce qu'elle contient, il faudrait apporter les preuves qu'une 6ième serait meilleure."
Van Cauwelaert : "Faisons une constitution à partir d'une page blanche, ce serait une vraie révolution."
Eliette Abecassis : "Pourquoi pas la 7ième ? Non, soyons sérieux, un peu plus de fond. Cette campagne est trop centrée sur les personnalités."
Réponse à ces messieurs-dames : c'est bien le problème de la 5ième république que de faire de la campagne présidentielle une hypermédiatisation de personnalités. Le fameux rendez-vous d'un homme ou d'une femme avec le peuple français ne peut aboutir qu'à cette hystérie médiatique avec une telle constitution. Pour le fond, ces personnes devraient lire La Constitution de la 6ième République de Montebourg et François. Il faut se donner un peu de peine avant de choisir le ou la future présidente !
Par ailleurs, comment apporter la preuve de l'efficacité de quelque chose qui n'existe pas encore ? Compte tenu des dérives de la 5ième, il n'est pas inutile de proposer du neuf. Reste à choisir entre celle de Montebourg/Roayal et celle de Bayrou. Ou bien l'on pense que que le problème vient des pratiques et non pas des institutions et qu'il faut simplement changer les hommes, point de vue un peu naïf à mon sens.
La petite histoire de ce livre dans Le Mousquetaire de la Bresse
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24.03.2007
JFK
Qui c'est ?...
JFK, voyons ! Décliné : Jean-François Khan. Oui, oui... notre JFK national, tranquillement installé sur le pelouse du très célèbre stade de Frangy-en-Bresse, en train de siroter le discours de Ségolène Royal. Le journalisme, le vrai, c'est cela. Belle démonstration cher Monsieur Khan.
Lire le discours politique des candidats, éplucher les programmes, confronter les points de vue... C'est vrai, ce serait sans doute un peu plus chiant. Encore que ! Il faut savoir ce que l'on veut.
Comme me disait Birenbaum il y a quelques jours au téléphone, très peu d'experts sont placés en face des candidats sur les plateaux télé. On préfère les mettre devant les Français. Signe des temps, les prime-time de la 1 et de la 2 sont navrantes de populisme. Le second fait un peu mieux que le premier, certes, mais on est loin de ce que l'on pourrait attendre de grands débats qui confronteraient les candidats à une brochette de journalistes perspicaces. Je me souviens d'Emmanuel Chain face à Chirac, ça avait de la gueule !
Comment échapper alors aux mysthifications des candidats ? Le mieux était de regarder Arrêt sur images. On apprenait par exemple, ce dimanche, que Sarkozy bluffait quand il explicait à la téloche que la France est le seul pays à ne pas avoir de ministère de l'immigration. Allons donc chercher la vérité sur le site de France 5 : cliquer Arrêt sur images de ce 25 mars. Et comme dit Karl : "Méfiez-vous des... contrefaçons !" www.france5.fr/asi/
Autre chose : tous le monde dit que les médias roulent pour la droite. Pourtant, le concept "les Français face aux candidats" ressemble plus à la démarche de Ségolène : les fameux débats participatifs. Les salops, ils lui ont piqué sa méthode ! Pour faire de la politique, c'est bien, pour informer, c'est pas terrible.
Vive la République et vive la France !
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20.03.2007
Ruée journalistique
Vous n'aviez pas bien vu ?! et bien voilà le début de l'arrivée de Ségolène Royal à Frangy l'été dernier. Happée par notre bonne vieille société du spectacle. Heureusement, elle avait l'imposant Montebourg à ses côtés, qui a fait le passage. "On n'a explosé le compteur !" me dit-il ce jour là. Tu parles !
Quant au titre de France Soir - ce qui n'a rien à voir (ou presque) avec ce que je viens de dire -, "Sarkozy, Nazi, ça rime" : honte à eux ! La liberté de la presse, c'est chouette, mais ça n'empêche pas de réfléchir deux secondes à ce que l'on dit (écrit en l'occurence) et aux amalgames nauséabonds véhiculés par ce genre de propos. J'espère que Sarkozy portera plainte et que France Soir sera sanctionné suffisamment sévèrement pour ne pas recommencer.
Le boulot de journaliste, c'est pas ça !
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18.03.2007
Ci-gît pense

Une ruée de journalistes ?
En général, on voit ça à la télé. A Frangy-en-Bresse, lieu-dit de la grande fête populaire des Amis de la rose fondée en 73 par l'illustre Pierre Joxe, ils en sont venus aux mains... les fous ! Vous voulez vivre les coulisses de cet événement devenu national lisez le mousquetaire. C'était en août dernier.
Quand les journalistes se comportent comme des rapaces...
Il faut bien manger, c'est vrai, mais à quel prix ? Jusqu'où ira la course à l'image, la marchandisation de l'information ?...
Ci-gît pense, j'y reviendrai.
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