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07.06.2007

Oscar Wilde

medium_Oscar_Wilde.jpgL'ami Oscar tint un jour ce propos : "La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit."

En ces temps électoraux où la gauche n'a plus que pour argument pour sauver les meubles la nécessité des contre-pouvoirs (certes juste mais pas suffisant), il n'est pas inutile de retourner vers les classiques.    

De Gaulle prétendait bien qu'on mène un pays aussi avec des songes.

01.06.2007

Jacques Attali

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 "Toute utopie pousse à réfléchir aux moyens de son avènement." Jacques Attali dans La Voie humaine - 2004.

Cette citation me fait penser à un propos de Nelson Mendela : "Jouer petit ne sert pas le monde." Voilà ce qui attend la gauche aujourd'hui : une profonde remise en question pour jouer grand, pour voir le monde avec des yeux nouveaux. Elle doit réapprendre à rêver et ne pas croire qu'on peut se satisfaire du monde tel qu'il va si, simplement, elle est au pouvoir.

La République en son temps fut une utopie, l'école pour tous également. Que dire des congés payés et de l'impôt progressif... toutes ces réalisations qui ont fait sa grandeur n'étaient que folies au départ selon certains. Elles font aujourd'hui notre quotidien. Alors au diable la pensée molle ! "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace" - Danton.     

 

24.05.2007

Laurent Joffrin

medium_joffrin.jpg"(...) La gauche française a la religion des moyens, des instruments, notamment de l'Etat. Quand on est pour l'Etat, on est de gauche ; quand on est contre l'Etat, on est de droite. C'est une vision dépassée. Ce qui compte, c'est l'objectif. Progresse-t-on plus ou moins vite vers la justice sociale ? Voilà la question ! Qu'on le fasse par des moyens privés ou des moyens publics est secondaire.(...)" Laurent Joffrin

Imaginez un parti socialiste qui se dirait honnoré que le président de la République ait choisi un homme de gauche pour occuper le ministère des affaires étrangères plutôt que de lui retirer sa carte d'adhérent - Hollande ne fut pas si prompt à sanctionner Dumas et Frêche ;

imaginez un parti socialiste qui saluerait l'initiative du MoDem plutôt que de - déjà - "taper dessus" ;

imaginez un parti socialiste qui travaillerait dès à présent à sa rénovation plutôt que de perdre son énergie - ses énergies - à dénoncer les débats des candidat(e)s républicain(e)s avec celles et ceux du FN ;

imaginez un parti socialiste dont le premier secrétaire, après 10 ans de pouvoir, se retirerait pour faire naître une nouvelle ère porteuse de rêves et d'espoirs plutôt que de s'accrocher à son poste pour mener une bataille perdue en partie par sa faute - je veux parler des législatives bien sûr ;

imaginez un parti socialiste qui entendrait ses trentenaires et ses quadras plutôt que de les faire taire ;

imaginez un parti socialiste qui aurait Ségolène Royal en tête de pont pour cette nouvelle bataille électorale ;

imaginez un parti socialiste qui s'appuierait sur les "lumières" d'aujourd'hui pour préparer un projet juste, ambitieux, généreux et équilibré ;

imaginez un parti socialiste au sein duquel on ne se moquerait plus des idées audacieuses... 

à ce parti je pourrais dire "je t'aime !"     

14.05.2007

José Ortega y Gasset

En ces temps de bouleversments politiques, qui veront sans doute des hommes de gauches au gouvernement composé par notre nouveau président de la République, voici de quoi réfléchir sur le dépassement d'un clivage - avouons-le - un peu désuet :

medium_Ortega.jpg"Être de gauche ou être de droite, c'est choisir une des innombrables manières qui s'offrent à l'homme d'être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale. De plus, la persistance de ces qualificatifs ne contribue pas peu à falsifier encore davantage la réalité du présent, déjà fausse par elle-même ; car nous avons bouclé la boucle des expériences politiques auxquelles ils correspondent, comme le démontre le fait qu'aujourd'hui les droites promettent des révolutions et les gauches des tyrannies..." José Ortega y Gasset dans La Révolte des masses - 1930. 

Ortega y Gasset était philosophe, sociologue, essayiste, homme de presse et homme politique espagnol. 

10.05.2007

Chirac

medium_chirac.jpgDeux pour le prix d'une :

"Rien d'inéluctable ne justifie le pessimisme ambiant. je suis venu dire, redire, que la politique n'est pas seulement l'art du possible. Et qu'il est des moments où elle devient l'art de rendre possible ce qui est nécessaire." Le 17 février 1995

ça ne vous rappelle pas quelque chose ?... Le "je-ne-crois-pas-en-la-fatalité" du nouveau président. ça promet !

"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent." Chirac dans Le Monde du 22 février 1988.

Décidément, bon débarras ! Espérons quand même que Sarko ne ressemblera pas à son prédécesseur.  

02.05.2007

Ségolène Royal

"Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous différencie. Voilà la rénovation politique que je vous propose."

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Ségolène Royal en meeting à Lyon.

Je crois Ségolène Royal capable d'inaugurer une nouvelle façon d'exercer le pouvoir. Christiane Taubira a eu cette phrase très belle : "elle veut conquérir le pouvoir pour vous le rendre". Tout est dit dans cette phrase très simple : une nouvelle place sera donnée aux citoyens. Une République vivifiée, confortée et positive, la sixième, viendra la graver dans nos institutions.
Je sais Ségolène Royal économe de l'argent public. Je la crois intègre et indépendante des pressions de la finance et de l'argent roi, des multinationales comme des médias. 
Je la crois forte et compétente, à l'image de son parcours professionnel, de son parcours de militante au parti socialiste et de femme. Elle saura faire respecter les engagements pris dans le pacte présidentiel.
Je crois Ségolène Royal capable de gérer nos difficultés d'emploi, d'éducation et de santé, par des propositions simples et concrètes.
Ségolène Royal remettra le monde économique en route par la progression des salaires et la protection des salariés. Elle réhabilitera le travail et remettra les gros actionnaires à leur place. Elle créera la sécurité pour les salariés et soutiendra les entreprises citoyennes.
Plus que tout, je crois Ségolène Royal capable à la fois de protéger les plus faibles tout en redonnant à chacun son rôle et sa dignité, en permettant de reprendre en main sa destinée personnelle, familiale ou professionnelle.
Tout le monde parle maintenant de la crise énergétique. Ségolène Royal va plus loin en soutenant l'idée de l’excellence environnementale. Elle a compris que cette nouvelle façon de construire l'avenir pouvait être aussi une chance pour nous. 
Je crois Ségolène Royal capable d'exprimer et de défendre cette France de l'excellence, porteuse des idéaux universels de liberté, d'égalité et de fraternité, nos idéaux sociaux et notre rayonnement culturel. Je la crois décidée à fonder une Europe plus solidaire : l'Europe de la preuve. Par sa façon d'exercer le pouvoir et de soutenir un développement mondial équitable, elle redonnera à notre pays une place importante dans les instances internationales. "Qui s'occupe de la France, s'occupe du Monde !" (Charlety 1 mai 2007)
C'est pourquoi je souhaiterais que nous décidions ensemble qu'un grand changement est possible, qu'une audace commune nous rassemble dimanche 6 mai pour élire Ségolène Royal, première femme présidente de la République française.
Je ne peux pas parler de tout, je ne souhaitais pas vous livrer tous les éléments qui fondent les propositions de Ségolène Royal. Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le pacte présidentiel, dont on a dit à tort qu'il n'avait pas de contenu, je vous invite à découvrir les 100 propositions sur le lien suivant : http://www.desirsdavenir.org/index.php

20.04.2007

David Abiker

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David Abiker

"Je trouve abominable le nivellement par le bas de la télévision et cette exigence permanente d'inviter les membres d'un panel pour que les dirigeants politiques règlent leurs problèmes personnels. Cette sanctification du peuple m'ennuie profondément. Dans cette démocratie médiatique geignarde, le journaliste qui doit enquêter, expliquer et comparer les programmes des candidats n'a aucune place."

Cette critique est juste si l'on considère que les Français ne se posent de questions politiques qu'à travers le prisme de leur propre expérience. Par ailleurs, l'attente du messi politique ou le "vous-n'y-comprenez rien, rien-ne-vous-préoccupe-plus-que-votre-carrière" sont un peu navrants. Certains Français, certaines Françaises, sortent un peu du lot.

Maintenant, il faut savoir si l'on veut plus de démocratie participative ou pas et sous quelle forme. Si oui, alors l'entreprise éducative qui doit former des citoyen(ne)s responsables et ouverts sur le monde est loin d'être terminée. Si non, le problème ne se pose pas et le populisme ambiant est une dérive marchande et regrettable de la politique. Quand bien même ! La forme médiatique de cette démocratie participative n'est sans doute pas la meilleure. Mais allez donc chercher des citoyen(ne)s désireux de faire bouger les choses, de s'engager pour leur pays... ça ne court plus les rues. Fini de le temps de la ferveur politique, de la fierté du devoir civique accompli, des promesses tenues, de la parole qui engage... Le Français moyen ne vaut pas mieux que le politique qu'il conspue. Le respect non plus n'existe plus. La faute à qui ? Aux soixante-huitards ! Aux soixante-huitards qui ne se sont pas révoltés contre la société de consommation mais contre le manque de liberté. Ils avaient raison. Le problème est qu'ils ont oublié leurs responsalibilités à l'égard de leurs enfants. Et oui, la liberté sans la responsabilité, sans le sens du devoir, c'est la gabegie, le laisser-faire, la déloyauté, le délitement... Et qui va réparer tout ça ? 

Liberté mon amour, je te dis oui ! Mais ne viens jamais sans celle qu'on appelle responsabilité ! La démocratie est une affaire de couple. Bien des marchands l'ont oublié.     

 

12.04.2007

Gaston Doumergue

medium_gd.jpgGaston Doumergue, 13ième président de la République, de 1924 à 1931 :

"Voyez-vous, les formules sont opportunes, mais périssables. Les étiquettes défigurent toujours les réalités."

C'est toujours vrai aujourd'hui, mais qui a retenu la leçon ?

 

05.04.2007

VGE

medium_VGE.jpgValéry Giscard-D'Estaing à Sylvie Pierre-Brossolette en décembre 1980 :

"Seuls les quatre derniers jours sont décisifs. Cela ne sert à rien de mobiliser les gens d'ici là. Le jour du scrutin, je crois au sérieux du vote individuel. Autant le Français est peu sérieux collectivement, autant il le devient quand il est seul face à son bulletin. Tout flotte pendant des semaines, puis soudain, tout se coagule dans un sens ou dans l'autre, selon la conscience individuelle."

mmmmmmhhh, et si VGE disait vrai...

Non, soyons sérieux. Pourquoi a-t-il perdu en 81 ? La réponse se trouve peut-être dans sa manière d'envisager le Français. Saviez-vous que lors des dernières élections régionales, après le débat télévisé l'opposant à Pierre-Joël Bonté, l'ex-président de la République a refusé de lui serrer la main. Aaaaahh le mépris pour la France d'en bas.  

29.03.2007

Joseph Jacotot

medium_Jacotot.jpg"L'ignorant apprendra seul ce que le maître ignore si le maître croit qu'il le peut et l'oblige à actualiser sa capacité."

A Louvain, chargé d'enseigner le français à des étudiants dont il ne comprends pas la langue, il leur demande d'étudier une édition bilingue du Télémaque de Fénelon. Par l'étude du texte et de sa traduction, et sans explications du maître, les étudiants se révèlent capables d'appréhender le fonctionnement de la phrase en français et de raconter en français ce qu'ils ont compris du roman. Cette expérience conduit Jacotot à proposer une méthode d'enseignement qui s'oppose à la méthode classique en ce qu'elle repose sur la révélation de la capacité d'apprendre par lui-même à l'individu plutôt qu'au transfert du savoir du maître à l'étudiant.

En ces temps d'élection, il est bon de rappeler la pensée de pédagogues de génie comme Jacotot. Une vision moderne et juste de l'école devrait être inspirée de ce genre de personnage. Jacotot (1770-1840). Hélas, cette vision ne trouve une concrétisation qu'à la marge de l'Education nationale. 

 

 
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